La paire EUR/USD a rebondi à partir de l’bullish imbalance 12 et s’est retournée en faveur de la monnaie européenne, comme je l’avais signalé. Cependant, cinq jours se sont écoulés depuis, et nous n’avons pas observé de poursuite du mouvement haussier. Les traders ont reçu un nouveau signal haussier trop intéressant pour être ignoré, et pourtant, ces derniers jours, il se passe quelque chose d’inhabituel sur le marché.
Premièrement, le marché a réagi de manière très unilatérale au rapport Nonfarm Payrolls, selon lequel seulement 181 000 emplois ont été créés pour l’ensemble de l’année 2025. Si ce chiffre avait concerné un seul mois, il aurait pu être considéré comme positif. Ensuite, le marché a ignoré le fait que l’inflation aux États-Unis a ralenti dans une fourchette de 2–2,5 %, ce qui rapproche considérablement la Réserve fédérale d’un nouveau cycle d’assouplissement monétaire. Le dollar n’a pas fortement augmenté à la suite de tous ces rapports, mais il continue malgré tout de grimper et pourrait bientôt tester à nouveau l’bullish imbalance 12 pour la deuxième fois.

Il n’y a rien d’alarmant en soi, mais il est tout de même assez étrange de voir le dollar se renforcer alors que pratiquement toutes les nouvelles plaident pour son affaiblissement. Observons comment la situation évolue. L’imbalance 12 joue non seulement le rôle de zone d’intérêt, mais aussi de zone de support. Si elle est invalidée, la monnaie européenne pourrait nettement détériorer sa position.
Le graphique continue de signaler une domination haussière. La tendance haussière reste intacte. Un signal haussier s’est formé à l’intérieur de l’imbalance 11, puis un autre signal haussier est apparu au sein de l’imbalance 12. Ainsi, les traders peuvent continuer à conserver leurs positions longues. En y regardant de plus près, on peut également distinguer une autre imbalance haussière datée du 9 février. Comme elle est relativement petite, je ne l’ai pas marquée séparément sur les graphiques, mais elle est bien présente, soutient les acheteurs et peut également provoquer une réaction.
Lundi, le contexte d’actualité a créé des conditions favorables pour les vendeurs, car le seul rapport publié sur la production industrielle dans l’Union européenne s’est à nouveau révélé négatif. En décembre, la production a reculé de 1,4 % sur un mois et augmenté de 1,2 % sur un an, un résultat inférieur aux attentes des traders. Toutefois, à mon sens, les données américaines sont plus importantes et plus pessimistes. Par conséquent, les cinq jours de hausse de l’euro ne peuvent pas s’expliquer uniquement par le rapport sur la production industrielle de l’UE.
Depuis six à sept mois, les acheteurs disposent de raisons suffisantes pour une nouvelle offensive, et chaque semaine leurs arguments se renforcent. Parmi eux : les perspectives accommodantes de la politique monétaire du FOMC, la politique générale de Donald Trump (qui n’a pas changé récemment), les tensions entre les États‑Unis et la Chine (avec seulement une trêve temporaire), les manifestations d’Américains contre Trump sous le slogan « No Kings », la faiblesse du marché du travail, le « shutdown » gouvernemental de l’automne qui a duré un mois et demi, puis un nouveau shutdown début février. S’y ajoutent l’agression militaire des États‑Unis envers certains pays, les poursuites pénales engagées contre Powell, la « confusion autour du Groenland » et la détérioration des relations avec le Canada et la Corée du Sud. Dès lors, la poursuite de la hausse de la paire me paraît tout à fait logique.
Je ne crois toujours pas à une tendance baissière. Le contexte d’actualité reste extrêmement difficile à interpréter en faveur du dollar, et je ne tente donc pas de le faire. La ligne bleue marque le niveau de prix en dessous duquel on pourra considérer que la tendance haussière est terminée. Les vendeurs devraient pousser le prix d’environ 460 pips à la baisse pour l’atteindre, et j’estime cette tâche irréaliste compte tenu du contexte d’actualité actuel et de la structure du graphique, qui ne présente aucun schéma baissier.
Comme objectif de hausse pour la monnaie européenne, je considérais précédemment l’imbalance baissière à 1,1976–1,2092 sur le graphique hebdomadaire, formée en juin 2021. Ce motif est désormais entièrement comblé. Au‑dessus, deux niveaux peuvent être mis en avant : 1,2348 et 1,2564. Ils correspondent à deux sommets sur le graphique mensuel.
Calendrier des nouvelles pour les États‑Unis et la zone euro :
- Zone euro – Indice des prix à la consommation en Allemagne (07h00 UTC).
- Zone euro – Indice ZEW du sentiment économique pour l’Allemagne et l’UE (10h00 UTC).
- États‑Unis – ADP Employment Change (13h15 UTC).
Le 17 février, le calendrier économique comporte trois publications, dont aucune n’est vraiment importante. L’influence du contexte d’actualité sur le sentiment de marché mardi pourrait être très faible.
Prévisions et recommandations de trading pour EUR/USD :
À mon avis, la paire reste en phase de formation d’une tendance haussière. Bien que le contexte d’actualité continue de favoriser les acheteurs, les vendeurs ont lancé des attaques régulières ces derniers mois. Malgré cela, je ne vois aucune raison réaliste de voir démarrer une tendance baissière.
À partir des imbalances 1, 2, 4, 5, 3, 8 et 9, les traders ont eu des opportunités d’acheter l’euro. Dans tous les cas, nous avons observé une certaine progression, et la tendance haussière s’est maintenue. Par la suite, un nouveau signal haussier s’est formé à partir de l’imbalance 11, permettant une nouvelle fois aux traders d’ouvrir des positions longues avec un objectif à 1,1976. Cet objectif a été atteint. La semaine dernière, un autre signal haussier est apparu au sein de l’imbalance 12, offrant aux traders une nouvelle opportunité d’achat sur la paire. Les objectifs formels demeurent 1,2348 et 1,2564.